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LA PRISE DE BERMERICOURT – AVRIL 1917

 

Le 35ème  RI est envoyé en plusieurs temps à Hermonville, une localité située à 10 kilomètres au nord-ouest de Reims, prés du célèbre fort de Brimont. Cet ouvrage militaire symbolique est tenu par l’ennemi depuis le début de la guerre. Il lui permet de tenir les hauteurs des environs et ainsi, de pouvoir bombarder la ville de Reims et sa Cathédrale des Sacres. Fébrilement, le 35ème  RI se prépare à l’assaut pendant le mois de février, avant d’être envoyé sur le secteur de Maison Bleue. Peu après,  une section de 28 volontaires réalise un audacieux coup de main et capture 8 soldats allemands. Le 35ème  RI était à l’entraînement à l’arrière du front  lorsque l’offensive principale a lieu au Chemin des Dames. Le 15 avril, il retourne en première ligne afin de monter à l’assaut. L’attaque débute le 16 avril 1917 à 6 heures du matin. Le 2ème bataillon s’empare successivement des tranchées de la Faucheuse, Gorizia, Blüme et Transylvanie. Le régiment, qui a bénéficié d’un bon appui de l’artillerie progresse facilement. Il conquiert de la même manière le village de Berméricourt (à 5 kilomètres au nord-est) seulement deux heures vingt plus tard et en ayant fait plus de 400 prisonniers. C’est une course enthousiaste et conjointement menée avec le 42ème RI vers le fort de Brimont. La victoire est  de courte durée, car l’ordre de retraite lui parvient, afin de ne pas être enfoncé sur la gauche par une contre-attaque ennemie. Celui-ci, dès le début de la bataille, avait  immédiatement ramené sur place des renforts en automobiles, imitant les célèbres Taxis de la Marne. La pression de l’infanterie ennemie, appuyée par des moyens lourds, impose l’évacuation de Berméricourt et du boyau du blanc de Craie le soir même. Le régiment a perdu 700 hommes au cours de cette seule journée. Il parvient encore à contre attaquer le 19 avril, galvanisé par son chef de corps. Effectivement, le Colonel Roland n’hésite pas à sortir de la tranchée de Berméricourt révolver au poing sous le feu des mitrailleuses ennemies en criant  «  Debout, en avant mon brave 35ème ! », renouvelant ainsi l’exemple laissé par son prédécesseur le Colonel Tesson. Bien qu’épuisé par des combats ininterrompus menés jour et nuits, le régiment parvient à tenir ses  positions pendant deux jours encore avant d’être relevé. Il part alors en repos à Dizy-Magenta.

 

Le 1er mai 1917, le 35ème  RI quitte le secteur en obtenant une deuxième citation à l’ordre de L’Armée. Le droit au port de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre ( récompense instituée par décision ministérielle du 21 avril 1916) lui est accordée cinq jours plus tard, au cours d’une émouvante cérémonie. Il gagne Ensuite le cantonnement de Sarcy jusqu’à la fin du mois de mai. 

 

Extrait de l’épopée du 35ème RI de Belfort pendant la 1ère guerre mondiale aux éditions Comtoises

 

 

 

 

 

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